Il y a tant de voleurs cachés dans le parfum
des livres !
Il y en a tant que, dans le ciel, deux feuilles
de laurier ont bousculé les nuages.
Nous n' avions plus assez de boue pour
relever les arbres. Car c' est de force,
non de foi, dont nous avions besoin.
Il ne reste que peu de douleur - une escarbille
de grenats - sous les cils des ambulances !
Les voleurs ne peuvent être dénombrés,
ni les maléfices des parchemins anéantis !
Parce qu' on n' aboie pas lorsqu' on est un
éléphant, parce que la Lune ne rêve pas
des rêves de faune, parce que rien, rien !,
ne suffit sur la Terre.
Je devinerais où est cachée la morte
des ravins, les mains liées dans le dos,
les yeux cloués au ciel. Je la réveillerais
en lui mentant, en lui disant que, partout,
des perles de pluie essaiment
en l'acclamant.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire