J' ai voyagé comme voyage l'obscurité
du couteau, sans m' arrêter aux larmes
d' ouragan des tournesols, ni aux prières
qui fixent les prénoms au sol.
J' ai voyagé alors que d' autres se
mouraient devant la plainte du safran.
du couteau, sans m' arrêter aux larmes
d' ouragan des tournesols, ni aux prières
qui fixent les prénoms au sol.
J' ai voyagé alors que d' autres se
mouraient devant la plainte du safran.
J' étais un mercenaire d' Octobre, les
racines se desséchaient sous mes poignets
et la mer avait vendu son sel pour me voir.
Le temps voyageait devant moi
aussi vite que la poussière, il traversait
en hurlant les quartiers de cire et de coq
de ma ville, il jouait avec mes forces.
J' étais un archange de plomb. Les
chemins que je parcourais s' effaçaient
au fur et à mesure que ma mémoire se
laissait glisser dans la gorge de Septembre.
La Vierge avait perdu l' équilibre et
son ombre se dissimulait maintenant
dans les écoles. Les moines ne réussirent
jamais à enchaîner la lumière du rossignol
et, en fin de compte, quand se noya le
septième masque de l' hiver, il ne restait
plus aucune chair déchirée dans les hôpitaux.
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